La bataille d’Angleterre, une bataille décisive

Le 22 juin 1940, la France du maréchal Pétain signe l’armistice avec l’Allemagne Nazie. Résultat, l’Empire Britannique est seul face à Hitler. Pourtant Churchill, Premier ministre depuis peu, choisit de ne pas négocier une paix avec l’Axe.

La Wehrmacht n’a donc plus qu’un ennemi à écraser. Problème : celui-ci est sur une île.

Cela n’a pas l’air si difficile quand on sait que l’armée anglaise a dut laisser tout son équipement (fusils, chars…) sur les plages de Dunkerque (en effet la priorité était de sauver les soldats et pas leurs armes). Le seul avantage des anglais est leur puissante marine qui est bien supérieure aux flottes allemandes et italiennes.

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Pour envahir l’Angleterre il faut donc impérativement capturer un port anglais. Puis le défendre suffisamment longtemps pour envoyer soldats, chars, canons, et de nombreuses rations pour nourrir tout ce beau monde.

 

he torpille
Un Heinkel He-111, larguant une torpille

Pour capturer un port anglais la Wehrmacht a deux options : par la mer ou par les airs.

Par la mer : comme nous l’avons dit précédemment les anglais ont la supériorité sur les mers et protègent leur île. La Kriegsmarine (la flotte allemande) peut battre la Royal Navy (la flotte anglaise) seulement avec un appui aérien conséquent.

Par les airs : les allemands peuvent utiliser des parachutistes pour prendre pieds en Angleterre. Mais des parachutistes seuls ne peuvent pas envahir toute l’île. Et de toute façon, si les allemands ne sont pas maîtres du ciel, ils ne peuvent procéder à des parachutages.

 

Donc vous l’aurez compris, si les avions allemands ne contrôlent pas le ciel il n’y aura pas d’invasion du Royaume-Uni.

Pour cela Hermann Göring, un homme politique et militaire nazi proche d’Hitler, lance une campagne aérienne avec trois objectifs : d’abord annihiler la Royal Air Force (l’armée de l’air britannique), ensuite détruire tous les aérodromes et usines produisant des avions, et enfin bombarder les grandes villes anglaise pour terroriser la population et donc faire plier l’Empire Britannique sans avoir à l’envahir. C’est sur ces trois objectifs que la Bataille d’Angleterre s’engage entre juillet 1940 et mai 1941.

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Hermann Göring

1- Annihiler la Royal Air Force

Au début de la bataille l’avantage est clairement aux allemands. L’armée allemande aligne 2 700 avions contre seulement 1 300 du coté britannique. La Luftwaffe (l’armée de l’air allemande)  peut compter sur le Messerschmitt Bf 109. Ce chasseur est tellement bon qu’il servira jusqu’à la fin de la guerre et sera produit à 33 000 exemplaires. Les bombardiers allemands, les Heinkel HE 111, eux, ne sont pas les plus destructeurs mais ils sont précis et employés en assez grand nombre. Mais le talon d’Achille de la Luftwaffe, est le Ju 87, plus communément appelé Stuka. Ce bombardier en piqué avait brillé pendant la campagne de France, mais il s’avère inutile, il manque de maniabilité, de défense, et emporte trop peu de bombes.

De son coté la Royal Air Force ne s’encombre pas de bombardiers. Sur ses 1 300 avions la moitié sont des chasseurs Hawker Hurricaine, et des Spitfire; ces deux avions peuvent très bien rivaliser les Bf 109 allemands, et ils peuvent facilement éliminer les bombardiers allemands, grâce à leur bonne maniabilité et armement.

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Un Spitfire (à gauche) et un Bf 109 (à droite)

Le combat parait donc équilibré mais avec le temps un facteur vien poser problème à la Luftwaffe : Le manque de pilotes. Je m’explique, les combats ont lieu au-dessus de l’Angleterre. Lorsqu’un avions est abattu, le ou les pilotes se jettent en dehors de leur appareil grâce a un parachute. Si le pilote est anglais il est chez lui et peu donc retourner se battre dans un autre avion, par contre si le pilote est allemand il est très vite capturé puisque qu’il est en territoire ennemi. De plus l’Angleterre reçoit l’aide de près de 600 pilotes étrangers, beaucoup de polonais et de néo-zélandais, mais aussi des tchèques, des américains, des français et même un jamaïcain. La Luftwaffe perd donc 2 500 pilotes pour tuer 417 pilotes Alliés.

Ainsi l’Allemagne peut sacrifier autant d’avions qu’elle veut, mais elle ne peut perdre tous ces pilotes, surtout à la veille de l’invasion de l’URSS.

 

2- Détruire les aérodromes et usines anglais

Dans les premiers mois de la bataille, le deuxième objectif de Göring avait été atteint, l’usine d’assemblage des Spitfire fut bombardée avec succès.

Sans attendre les anglais changent leur organisation en appliquant le Plan de l’Ombre (imaginé en 1935), il y aura maintenant une usine pour chaque composant d’avion, par exemple à Ryton les champs se transforme en usine préposer à la production de moteur. Il y a ensuite une usine pour assembler le tout. Il y aura dix usines différente rien que pour la production de Spitfire.

L’intérêt est de ne pas tout perdre en cas de bombardement. Si l’usine de Ryton est bombardée, la production de Spitfire sera ralentie le temps que l’usine soit reconstruite, mais les autres usines, elles, continueront de produire leurs pièces. Et une fois l’usine de Ryton remise en service, la production reprendra de plus belle. Il est donc maintenant plus dure pour les allemands de stopper la production d’avions. Car ils ne connaissent pas facilement l’emplacement des usines et la destruction de l’une d’entre elles nécessite le sacrifice d’avions et de pilotes.

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Le premier succès de Göring se transforme donc en échec puisque la production d’avion reprend très vite.

 

3-Bombarder les grandes villes anglaises.

Cet objectif est celui qui a été le mieux réussi durant cette campagne. Cette série de bombardements est appelé le Blitz par les anglais. Le premier bombardement à lieu le 7 septembre 1940. 320 bombardiers escortés par 600 chasseurs visent Londres faisant 500 morts et le double de blessés, plus tard ce sera Buckimgham Palace qui sera touché. Londres sera la ville la plus durement touché, les londoniens trouvent refuge dans le métro, et on voit des bunkers, faits maison, pousser dans les jardins.

La guerre arrive chez les anglais, qui ne souffraient d’aucune privation jusque-là. Mais ces bombardements qui avaient pour but de forcer le Royaume-Uni à négocier une paix ne font pas broncher Churchill, qui a toujours le soutien des anglais. Le peuple anglais retrouve même espoir à l’entrée en guerre des Américains.

En tout 40 000 anglais, principalement des civils, perdirent la vie durant le Blitz, et près de 4 millions de britanniques évacuèrent les grandes villes au profits des campagnes.

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Londres, en 1940

Conclusion : La bataille d’Angleterre n’est pas une victoire éclatante pour les Alliés, Churchill, pour remercier tous ces pilotes, dira :  » Jamais tant de gens n’ont dû autant à si peu « .

En abandonnant cette campagne aérienne le Reich laisse le temps aux anglais d’agrandir considérablement la Royal Air Force, au point que ce sera elle qui ira bombarder les villes allemandes quelques années plus tard.

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